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veganisme


Pour bien comprendre le mode de vie végane (ou « vegan »), et parce qu’il n’est pas toujours simple de s’y retrouver, revoyons quelques définitions élémentaires.

Dans la langue française, il y a une distinction entre le végétarisme, le végétalisme, et le véganisme.

Le végétarien


Exclut de son alimentation la chair animale sous toutes ses formes (viandes rouge ou blanche, charcuterie, poissons et crustacés – et, pour beaucoup, certains composants tels que la gélatine ou la cochenille). Le végétarien consomme cependant des « sous-produits » animaux, c’est-à-dire produits laitiers, œufs et miel.

Le végétalien


Ne consomme aucune chair animale, et exclut également de son alimentation tout ce qui provient des animaux : produits laitiers (à base de lait de vache, de chèvre, …), les œufs (de poules, le plus souvent, mais également les œufs d’autres gallinacés, ou de poissons), et le miel. Tous les additifs alimentaires provenant d’animaux sont aussi écartés par le végétalien.

Le végane


Est un végétalien qui refuse, au-delà de son alimentation, toute forme d’exploitation animale.


L’exploitation aux multiples facettes


Il est parfois difficile de se rendre compte de l’étendue de l’utilisation que fait l’humain de l’animal. Outre l’aspect alimentaire exposé ci-dessus, les animaux sont devenus objets pour l’humain dans des domaines aussi variés qu’inattendus.

veganisme
Les produits cosmétiques (de maquillage, d’hygiène), les produits ménagers (de la pastille pour lave-vaisselle à la poudre à lessiver, en passant par le produit vaisselle : ces produits sont testés en laboratoire sur des animaux non-consentants), les médicaments, le tabac : tous ces produits que l’on consomme pourtant au quotidien sont issus de la souffrance animale.

Il y a, évidemment, les conditions de détention des animaux de laboratoire désastreuses (cages minuscules, traitements violents, pas d’interaction, d’attention et encore moins d’affection) qui découragent les véganes à consommer de tels produits, mais également le fait que, aujourd’hui, il ne nous est plus utile de pratiquer ces tests : des alternatives éthiques existent et se multiplient.

Notons toutefois pour l’utilisation ou non des médicaments qu’ il n’est pas conseillé de mettre en danger sa santé. Pour les petits désagréments du quotidien, il est plutôt facile de se passer de médication traditionnelle. Non seulement, une alimentation saine et équilibrée permet déjà d’éviter des problèmes plus ou moins graves sur le long terme (diabète, hypertension, maladies cardio-vasculaires, mais aussi certaines maladies virales – un mode de vie sain permettant d’avoir un système immunitaire plus fort – ou problèmes de santé passagers…), mais des remèdes naturels et souvent bien moins chers existent (huiles essentielles, utilisation de plantes sous diverses formes). Il faut cependant rester conscient que dans certains cas, tout cela n’empêche ni ne guérit des maladies plus graves.

veganismeExploitation
Le végane refusera donc l’exploitation des animaux au sens large : boycott des cirques, zoos et autres parcs animaliers, des sports appelant à l’utilisation d’un animal (notamment, l’équitation), de la corrida, des événements mettant en scène des animaux (courses, spectacles équestres, …).

Le cuir, la laine, la soie, et tout autre composant d’origine animale pour l’habillement sont également évités. Il existe un grand nombre de chaussures et vêtements composés d’autres matières, et quelques marques entièrement véganes voient le jour, un peu partout en Europe et ailleurs, et proposent ainsi des vêtements totalement éthiques.

L’utilisation de l’animal dans son ensemble est au moins évitée au maximum, au mieux totalement proscrite.


Vous l’aurez compris, le végétarisme et le végétalisme désignent un mode d’alimentation, alors que le véganisme est bien plus étendu encore : il s’agit d’un prise de position à part entière.


Être végane au quotidien : une utopie ?


Il peut sembler difficile, voire impossible, de vivre de façon totalement végane dans la société actuelle. Pourtant, de plus en plus d’individus suivent cette voie. Ce n’est pas simple, loin de là, les débuts sont souvent bien difficiles et le parcours parfois semé d’embûches.

veganisme

Ca change beaucoup de choses, au début. Outre son alimentation, il faut aussi changer tous les produits du quotidien (savons, dentifrice, nettoyant pour sol, …) et trouver à tout cela des alternatives véganes (ce qui n’est pas toujours évident, ces produits ne se trouvent pas forcément dans tous les magasins). Puis vient toujours, à un moment ou à un autre, une invitation à un barbecue (où on a à peu près trois uniques options : refuser catégoriquement – en mettant de ce fait en danger sa vie sociale – accepter en se demandant ce qu’on va bien pouvoir manger ou accepter en proposant simplement d’emmener ses propres aliments), à une sortie au cirque ou au fameux bar à sushis qui vient tout juste d’ouvrir (et là, deux solutions : espérer y trouver quelque chose à se mettre sous la dent, ou refuser).

Au plus ce nouveau mode de vie s’installe, au plus il est facile de jongler avec toutes ces situations un peu délicates. On finit par savoir exactement où trouver du déodorant ou de la crème solaire, quels sorbets acheter au supermarché, quels restaurants sont susceptibles de proposer des alternatives à la fois savoureuses et végétales. On se rappelle également quelle bière peut être consommée et quel vin doit être évité, on trouve des répulsif contre les insectes plutôt que des solutions radicales, on apprend à ne pas détester les limaces qui envahissent le jardin et on tente (parfois désespérément) de les inviter à aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte.

Tout cela s’apprend, toutes ces choses peuvent être changées et ne pas avoir d’impact sur notre vie en général, sur nos relations, sur notre budget (notons que généralement, un mode de vie végane coûte moins cher qu’un mode de vie traditionnel). D’autant qu’aujourd’hui, les associations végéta*iennes se multiplient, les réseaux sociaux s’ouvrent toujours plus, et il est aisé de trouver écoute, soutien et conseils auprès d’autres véganes.

Le plus difficile, pour un végane, selon les témoignages et commentaires recueillis un peu partout ?

Les réactions et remarques de l’entourage. Tout végane a été confronté, au moins une fois, à l’incompréhension des autres. Souvent, il ne s’agit que de simples questions, mais parfois, on doit faire face à une incompréhension totale, à des remarques blessantes ou méprisantes, mais aussi à de l’agressivité et de la méchanceté. Devoir se justifier sans cesse, se défendre et expliquer ses choix (qui sont certaines fois moqués et dénigrés) peut être fatiguant et lassant, ce qui provoque non seulement de l’irritabilité, mais aussi – dans de plus rares cas – une volonté de s’isoler, de s’affirmer un peu trop ou de répondre par l’agressivité, ce qui peut faire passer les véganes pour des illuminés, des personnes intolérantes ou violentes, alors qu’en réalité, il n’en est rien, que du contraire.



Autres aspects du véganisme


Par véganisme s’entend un respect profond pour la vie dans sa globalité, qu’elle soit animale (humaine ou non-humaine), végétale ou minérale.
Aussi, dans le véganisme, l’humain n’est pas oublié. Toutes les idées exposées plus haut peuvent s’appliquer, à peu de choses près, à l’humain :
- pas de supériorité d’un humain sur un autre, donc refus des idées racistes, sexistes, homophobes ;
- non-tolérance de l’exploitation d’adultes ou d’enfants ;
- bienveillance à l’égard de tous ceux qui nous entourent.

Ce respect de la vie amène bien souvent les véganes à s’intéresser plus à leur environnement, à la nature qui les entoure et à l’écologie. L’huile de palme est alors évitée, et les produits issus de l’agriculture biologique, de saison et locaux sont privilégiés.


Pour conclure…


Pas de supériorité d’un humain sur un autre, donc refus des idées racistes, sexistes, homophobes ou toute autre oppression. L'humain n’est pas supérieur au chien, qui à son tour n’est pas supérieur à la vache.
La vie de celle-ci a autant de valeur que celle d’une crevette ou celle d’un rat.
Aucune vie ne se devrait d’être exploitée, aucun être vivant d’être torturé ou utilisé.
Telles sont les idées à la base du véganisme.